|
Le Réseau Africain des Personnels des Parlementaires a organisé, le mardi 25/08/09, sa 7ème Assemblée Générale sur le thème « l'administration parlementaire africaine : quel cadre managérial ? ». La cérémonie solennelle d'ouverture des assises, qui a eu lieu à l'Azalaï Grand Hôtel de Bamako, était présidée par le 2ème Vice-président de l'Assemblée Nationale du Mali, Assarid Ag Imbarcawane en présence du Ministre Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement, Mme Fatoumata Guindo, de la Présidente du RAPP, Marie Joséphine Diallo, non moins Secrétaire Général de l'Assemblée Nationale du Sénégal et du Secrétaire Général de l'Assemblée Nationale du Mali, Dr Mohamed Traoré.
Quatre jours durant, les délégations venues du Burkina Faso, du Benin, du Burundi, de la Côte d'Ivoire, de la République Démocratique du Congo, du Congo Brazzaville, du Sénégal, du Togo, du Cameroun et du Mali vont mieux s'armer pour maitriser le travail parlementaire et définir les actions futures en matière d'administration parlementaire.
Cette rencontre placée sous le signe de l'espoir de la dynamisation du réseau constitue un moment privilégié d'échanges, d'écoute et de dialogue, entre les membres du réseau. Le rendez-vous de Bamako axé sur le thème : « l'administration parlementaire africaine : quel cadre managérial ? », est certes une interrogation, mais aussi une invitation à l'application rigoureuse des pratiques managériales pour la réussite du travail parlementaire. Mémoire vivante de l'Institution parlementaire, l'administration parlementaire doit franchir le pas de la modernisation et disposer d'un personnel, compétent, disponible, impartial, professionnel, dévoué et intègre, à en croire les différents intervenants. Cependant, le Secrétaire Général de l'Assemblée Nationale, Dr Mohamed Touré reste convaincu qu'un bon travail parlementaire repose sur des ressources humaines de qualité. Il estime qu'une très bonne administration parlementaire permet d'appuyer un travail de qualité au niveau de la législation, cela au bénéfice de la démocratie.
La Présidente du RAPP, Marie Joséphine Diallo, quant à elle n'a pas manqué de souligner que : « les réflexions qui seront éprouvées, au cours de ces assises, dans le moule moyen des différentes réalités, devrons au-delà de la confrontation des réalités des pays membres de leur expérience respective, déboucher sur des perspectives consensuelles relatives aux bonnes pratiques managériales à développer dans les différentes Institutions parlementaires. Elle soutiendra que les administrations parlementaires africaines restent jusqu'ici à la marge des normes standards considérées comme universelles en matière de management.
Le 2ème vice président de l'Assemblée Nationale du Mali, Assarid Ag Imbarcaouane, a pour sa part révélé que les autorités maliennes vont s'atteler désormais à mieux valoriser le travail des Personnels des Parlements, considérés jusqu'ici, comme la cheville ouvrière des parlements. De ce fait, ils doivent mériter toute l'attention des autorités. Séance tenante, le 2ème vice président prendra l'engagement, que l'Assemblée Nationale du Mali fera tout pour que la capacité des personnels parlementaires soit renforcée et que leur carrière sera prise en charge. Aussi, il dira : « Au niveau de l'Assemblée nationale du Mali, nous avons même décidé de créer la Fonction Publique Parlementaire, ça veut dire que nous allons gérer désormais la carrière réelle du Personnel Parlementaire ».
En conclusion, il a suggéré à l'Assemblée Générale du RAPP, d'abandonner le concept de « Réseau » assimilable à l'informel, pour s'inscrire dans un cadre formel.
Enfin, il faut le signaler que les textes fondateurs du RAPP ont été élaborés à Bamako (Mali), mais l'organisation a vu le jour en août 2003 à l'occasion de l'Assemblée Constitutive tenue à N'Djamena (Tchad). A ce titre, le RAPP se veut un cadre de concertation apolitique et professionnel, dont l'objectif finale est de contribuer à restaurer le parlement dans ces dimensions au sein des Institutions Républicaines pour une bonne gouvernance, et à renforcer les capacités des fonctionnaires parlementaires afin qu'ils soient plus aptes, plus professionnels et plus compétents dans leurs missions d'assistance parlementaires. A terme ce Réseau ambitionne de devenir un point de convergence pour la Coopération interparlementaire en Afrique.
|